(Q):Vous vous présentez comme ayant une autre conception de la formation... et vous nous l'avez démontré de par les commentaires précédents, mais concrètement,sur le terrain, comment cela se traduit-il ?


" ... Il y a là pour moi
trois paradoxes.... "
(R): Je vais,si vous le permettez, vous répondre en deux temps:
Souvent le candidat qui décide d'une formation s'inscrit à celle-ci après avoir consulté plusieurs sites ou catalogues.
Il y a là pour moi trois paradoxes:
Si une personne s'inscrit à une session d'apprentissage,... c'est pour apprendre.
Si c'est pour apprendre...c'est qu'elle ne possède pas encore cette spécificité et qu'elle n'en connaît pas précisemment l'étendue.
Premier paradoxe: Comment peut-elle être sûre que cette session soit celle qui lui convienne le mieux?
Mais,admettons que le choix du thème de cette session soit le résultat d'une fine analyse et que le candidat soit convaincu à juste titre de l'adéquation du contenu de la session avec son souhait de formation.
Il n'en demeure pas moins qu'il ignore encore le "savoir" contenu dans la session puisqu'il est justement là pour l'apprendre.
Il ignore donc s'il possède les bases nécessaires pour pleinement assimiler le "savoir" qui va lui être dispensé.
C'est là notre deuxième paradoxe.
Mais, là encore, je vais précéder votre objection, en acceptant le fait que bon nombre de formations précisent le niveau nécessaire à un bon suivi de la session.
C'est là notre troisième paradoxe:
Il est demandé en quelque sorte au candidat de faire son auto-évaluation!!!
Imaginerait-on des remises de diplômes sur simple appréciation de leur niveau par les candidats eux-mêmes.
Certes, il ne s'agit pas de faire passer un quelconque examen à un candidat avant une formation! Mais entretien et analyse préalables permettent de mieux cerner le besoin, d'orienter diféremment ou de confirmer le candidat dans son choix initial. Cet entretien est primordial pour deus raisons:
F la première est d'éviter que le candidat ne soit pas la première victime de sa propre décision.
Fla seconde est d'apporter un gage d'efficacité dans l'investissement réalisé par l'entreprise dans le cadre de cette formation.


Ceci clos le premier point de ma réponse.

Le second point portera sur la cadence de formation.
Hormis les exemples de formations spécifiques de groupe et d'immersion totale je ne crois pas aux principes de stages sur quatre ou cinq jours d'affilée.
C'est d'abord un trop grand vide d'activité pour l'entreprise car ne l'oublions pas les candidats sont avant tout la ressource humaine, donc le moteur de l'entreprise. mais c'est aussi l'impossibilité pour le formateur de s'assurer de la pleine assimilition des données transmises. Une session de quatre jours (32 heures)s'effectue donc pour ma part sous forme de huit séances de quatre heures à quarante huit heures d'intervalle. Ainsi la vie de l'entreprise n'est pratiquement pas perturbée et le candidat a la faculté d'assimiler et de soulever, si nécessaire, les vrais problèmes qu'il découvre.